Galceran – C / La Seconde Guerre mondiale comme guerre d’anéantissement : l’exemple de la bataille de Stalingrad

Au DNB, on peut vous poser cette question :

Rédigez un développement construit décrivant et expliquant pourquoi la Seconde Guerre mondiale est considérée comme une guerre d’anéantissement. Dans votre développement, vous vous appuierez sur l’exemple de la bataille de Stalingrad.

Ces documents vont vous permettre de réunir toutes les connaissances utiles à la rédaction de ce développement construit. Comme à chaque fois, vous raterez les informations essentielles présents dans les documents, si vous les survolez rapidement, si vous ne les lisez pas ou ne les regardez pas précisément, si vous ne cherchez pas dans le dictionnaire les mots que vous ne comprenez pas, etc.

Quelques repères pour commencer.

Stalingrad (aujourd’hui Volgograd): nom donné en 1925 (littéralement : « ville de Staline », en langue russe) à une ville soviétique située dans le sud-ouest de l’URSS, le long de la rive ouest du fleuve la Volga. A partir de 1941, l’Allemagne nazie attaque l’URSS. En septembre 1942, les troupes nazies assiègent les grandes villes du pays, dont Stalingrad. Pour Hitler, prendre cette ville permettrait une victoire symbolique (prendre possession de la « ville de Staline ») et stratégique (ouvrir une route vers les puits de pétrole du Caucase). Après une mobilisation totale dans les deux camps, les armées de l’Axe capitulent le 2 février 1943.

Le siège d’une ville (assiéger une ville) : définition à compléter. ____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Moscou : capitale de l’URSS. Le nom de la ville a donné l’adjectif : moscovite.

La Wehrmacht : l’armée nazie.

L’armée rouge : l’armée soviétique.

Une guerre d’anéantissement : une guerre qui a pour objectif de détruire totalement l’adversaire, sans distinction entre les civils et les militaires.

Document 1 : schéma des deux phases de la bataille de Stalingrad

 

Document 2 : les troupes de l’Armée rouge lors des combats de Stalingrad, photographie de Vassili Grossman, écrivain et journaliste, 1943

Document 3

« 23 août 1942 : au nord de Stalingrad, nos troupes ont atteint la Volga et se sont emparées d’une partie de la ville. Il ne reste aux Soviétiques que deux issues : fuir au-delà du fleuve ou se rendre. L’interprète de notre régiment a interrogé un officier blessé qu’on a fait prisonnier. Celui-ci a déclaré que les Soviétiques vont défendre Stalingrad jusqu’au dernier homme.

13 septembre : les Soviétiques, militaires et civils, se battent avec un désespoir de bêtes féroces et ne se rendent pas.

18 septembre : le combat se poursuit depuis trois jours à l’intérieur d’un silo [réservoir de stockage] à blé. Si toutes les maisons de Stalingrad sont défendues de cette façon, aucun de nos soldats ne rentrera en Allemagne.

22 octobre : notre régiment n’a pas réussi à entrer dans l’usine que nous attaquons depuis trois semaines. Nous avons perdu beaucoup d’hommes. Les problèmes d’approvisionnement sont énormes : en hommes, en munitions, en armes, en vivres.

27 octobre : nous ne parvenons pas à atteindre la Volga. Les Russes, ce ne sont pas des hommes, mais des automates métalliques.

28 décembre : on a mangé tous les chevaux. Je suis prêt à manger de la viande de chat. Les soldats sont devenus semblables à des cadavres ou à des fous, ils ne cherchent qu’un aliment quelconque à se mettre sous la dent. On n’a plus la force de marcher, de se coucher. »

Extrait du journal personnel écrit par un soldat nazi, Wilhelm Hoffman, 1942-1943

Document 4

« Finis les espoirs et les chants de triomphe. Le glas sonne pour Stalingrad. (…) Les succès vont aussi vite que les jours. Le destin tourne. Stalingrad : la plus nette, la plus lourde, la plus sanglante défaite hitlérienne depuis la guerre. Une défaite militaire telle que l’Allemagne n’en avait jamais subie sur les champs de bataille en 1918 : 300 000 hommes exterminés**, des prisonniers par milliers, des généraux tués ou captifs, des tonnes de matériel et d’armes prises par les Soviétiques.

(…) Du nord au sud de l’immense front, la Wehrmacht bat en retraite. »

Extrait de « Vent de déroute sur les nazis. L’écrasante défaite de la Wehrmacht* en URSS », un article du Franc-Tireur (organe de presse des Mouvements unis de la résistance française), 20 février 1943

**Les chiffres donnés en 1943 sont approximatifs. Voir le document 5.

Document 5 : pertes humaines et matérielles à l’issue de la bataille de Stalingrad

URSS

Allemagne nazie et ses alliés italiens, hongrois et roumains

Pertes humaines (militaires et civils)

1 130 000

(essentiellement militaires)

760 000

Pertes matérielles en chars

4 400

150

Pertes matérielles en canons

16 000

1800

Pertes matérielles en avions

2 800

650

 

Question 1. Sur une feuille de brouillon, énumérez les éléments (temporel, météorologique, humain, matériel), figurant dans ces cinq documents (1,2,3, 4 et 5), qui témoignent d’un degré de violence extrême durant la bataille de Stalingrad.

Autrement dit, vous devez lire/regarder chaque document, précisément, en vous posant la question : qu’est-ce qui montre, dans ce document-là, que la bataille de Stalingrad a été, durant la Seconde Guerre mondiale, extrêmement violente, d’une violence inouïe ? Ensuite, sur votre feuille, vous résumez l’élément, avec vos propres mots. IL Y A PLUSIEURS ELEMENTS DANS CHAQUE DOCUMENT.